Crédit photo : Normand Jacob

Hélène Jolette

UPA Développement international

« Grâce à Bey Dunde, nous allons pouvoir tripler la production de riz d’ici 2015. » Elhadji Seydou Nourou Sy, producteur de riz et secrétaire général de la Fédération des périmètres autogérés (FPA) dans la vallée du fleuve Sénégal, en est confiant.

Dans un pays à faible revenu et en déficit alimentaire comme le Sénégal, ce projet joue un rôle primordial. D’autant plus que ce pays d’Afrique de l’Ouest, qui est un grand importateur de riz, est sérieusement affecté par la hausse des cours mondiaux. Ce défi d’augmenter la capacité de production de riz de 8 500 paysannes et paysans pour la faire passer de 25 000 tonnes à 75 000 tonnes d’ici 2015, la FPA ne le relèvera pas seule. Depuis 2010, elle est accompagnée par l’Alliance agricole internationale (AAI). Constituée d’UPA Développement international (UPA DI), du Centre d’étude et de coopération internationale (CECI) et de la Société de coopération pour le développement international (SOCODEVI), l’AAI met en œuvre le projet Bey Dunde avec l’appui financier de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

Depuis le début du projet, près de 4 500 paysans ont reçu un support pour produire dans de meilleures conditions. Et ça continue! Ces derniers sont en mesure d’avoir accès collectivement à des intrants de qualité, à meilleur coût et au bon moment, pour respecter les dates de semis optimales. Ceci conjugué à un meilleur rendement a contribué en 2012 à réduire leurs coûts de production d’environ 10%.

Et tout ce travail se fait en collaboration avec des partenaires institutionnels sénégalais. Entre autres, la Caisse Nationale de Crédit Agricole offre aux paysans en début de campagne un financement pour la saison. La Société Nationale d’Aménagement et d’Exploitation des Terres du Delta (SAED) est à élaborer, avec l’appui du projet, un programme d’encadrement technique agroenvironnemental renforcé.

L’objectif de tous est qu’en 2015 ces tonnes de riz additionnelles produites par des fermes familiales satisfassent les besoins alimentaires de pas moins de 600 000 Sénégalais.