Crédit photo : UPA Développement international

André D. Beaudoin
Secrétaire général
UPA Développement international

Le sourire complice imprimé sur cette photo témoigne de la satisfaction de deux présidents, sous le regard approbateur de la directrice générale de l’UPA, madame Guylaine Gosselin, lors du dernier congrès de l’UPA à Québec. Cela n’a rien d’un cliché.

Quand deux présidents partagent une même tribune pour faire passer un même message auprès d’autant de personnes, il y a de quoi se réjouir. Surtout que le message est porté par des réalisations concrètes. L’un vient de signer une entente avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’autre vient de recevoir un prix d’AGRA, la fondation de monsieur Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations Unies.

Bien que les deux événements ne soient pas liés directement, ils demeurent interreliés. Marcel Groleau, président général de l’UPA, a signé cette entente parce que la FAO reconnaît l’importance de l’agriculture familiale et estime que les organisations professionnelles agricoles contribuent valablement à son émancipation. Moussa Diarra, président de FASO JIGI au Mali, a reçu le prix de la meilleure organisation agricole africaine d’AGRA. Ceci parce qu’elle est capable de répondre aux besoins du marché en commercialisant les céréales et le riz de ses membres.

Il y a 17 ans, UPA DI aidait FASO JIGI à naître. Avec l’appui de Développement International Desjardins (DID) et de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), nous avons permis aux paysannes et paysans de la région de Ségou d’aller au bout de leur ambition. Celle d’obtenir un juste prix pour leurs produits.

Pendant que le scepticisme d’un bon nombre d’acteurs se faisait entendre, FASO JIGI bâtissait sa place dans le marché. Aujourd’hui, UPA DI est toujours partenaire de cette organisation commercialisant autour de 5 000 tonnes de riz et de céréales et 300 tonnes d’échalotes. FASO JIGI dispose d’un fonds de garantie conséquent, de mécanismes de pointe en matière de mise en marché et s’est taillé une solide réputation au-delà de la frontière malienne.

 En accompagnant ce genre d’organisations, UPA à travers UPA DI fait la démonstration que les systèmes collectifs de mise en marché ne sont pas un caprice. Par nature, ils permettent une meilleure répartition de la richesse et réduisent ainsi la pauvreté et la faim l’accompagnant.