Partenaires terrain

Centre interprofessionnel pour la formation aux métiers de l’agriculture (CIFA)

Union des groupements paysans de Meckhé (UGPM)

La Fédération des périmètres autogérés (FPA)

Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR)

Période de réalisation

Avril 2004 à ce jour

Description

LSGT est un programme intégré de formation et de développement de l’agriculture par les paysannes et paysans qui vise à réduire la pauvreté en accroissant les revenus des paysans. Le programme favorise la synergie de la base au sommet des organisations professionnelles agricoles (OPA), puisqu’il renforce les deux pôles essentiels du développement de l’agriculture : les entreprises agricoles familiales et leurs organisations.

Le cursus de formation continue est accompagné de fonds de développement pour soutenir la mise en place d’activités et des services à caractère économique. Toute cette démarche s’appuie sur une analyse, une compréhension des forces en présence et la valorisation des potentialités du milieu.

Au niveau individuel (volet I), les participants mettent en pratique leurs apprentissages en réalisant un projet d’amélioration de leur exploitation agricole. Au niveau du groupement villageois (volet II) et de l’organisation faîtière (volet III), ils conçoivent et mettent en œuvre un projet de consolidation ou d’amélioration des services offerts à l’ensemble des membres. L’accompagnement de cette démarche, sur une période de trois ans pour les paysannes et paysans, et de cinq ans pour leurs organisations, favorise également l’enracinement des résultats dans le milieu et leur pérennité bien au-delà de LSGT.

Le fonds I, de 1 000 $ CAN[1], finance des projets d’amélioration d’entreprises agricoles de 25 exploitants par groupement. Ce fonds est rotatif et représente un montant total de 25 000 $ par groupement. Il est reconstitué et bonifié à chaque cycle afin de financer de nouveaux projets. Le fonds II, de 10 000 $ CAN, supporte la mise en place d’un projet de service collectif à caractère économique durable dans chaque groupement. Au niveau de la faîtière, le fonds III représente un appui de 25 000 $ CAN et permet à l’organisation de mettre en place un projet de service collectif générateur de profits.

Aux volets I à III s’ajoute un volet visant la formation des formateurs endogènes ainsi que le volet Coopération de paysans à paysans, qui favorise les échanges d’expériences et d’expertises Nord-Sud, Sud-Nord et Sud-Sud. Ce dernier volet vise à mettre en relation les productrices et les producteurs dont le partage des savoirs devient source d’inspiration pour trouver des solutions à des problématiques communes.

Trois volets thématiques se sont ajoutés au fil des ans. Ils sont autonomes et peuvent donc être offerts de manière indépendante aux OP qui participent ou non à l’ensemble du programme LSGT. Ils portent sur la Gestion communautaire des ressources naturelles, la Gestion administrative d’une organisation paysanne et la Réflexion stratégique des organisations paysannes sur la sécurité alimentaire et autres politiques agricoles.

Depuis 2013, LSGT Sénégal fait partie du programme Paysans contre(nt) la pauvreté/Afrique (FFP/AFRICA) et bénéficie d’un soutien financier de l’Union européenne et d’un soutien technique du Fonds international de développement agricole (FIDA).

Résultats

Réalisée avec grand succès au Sénégal depuis 2004, l’approche LSGT a fait l’objet d’évaluations favorables du ministère des Affaires étrangères, Commerce et Développement (MAECD). Fort de ses résultats probants, ce programme est mis à l’échelle en 2015 avec cinq Organisations paysannes partenaires, dont trois nouvelles.

Sur les exploitations familiales

  • 296 familles ont eu accès aux formations et aux fonds initiaux depuis 2004.
  • En raison du caractère rotatif des fonds, un total de 642 familles ont vu leur projet financé bénéficiant ainsi à 5 136 personnes.
  • L’ensemble de ces projets représente une valeur de 642 000 $ CAN générant un bénéfice net moyen variant de 29 à 51 % sur trois ans.
  • Globalement, LSGT permet une meilleure maîtrise des processus de production et des outils de gestion résultant en un accroissement des rendements, des revenus et des conditions de vie des paysans.

Au sein des groupements

  • 13 projets collectifs de commercialisation de produits agricoles générant des bénéfices annuels entre 5 et 46 % se poursuivent.
  • Ces projets offrent aux membres un service essentiel de sécurisation des stocks de semences et d’achat de denrées à la récolte pour en étaler la vente.
  • Ils contribuent à la sécurité alimentaire des villages.

Au sein des Organisations paysannes

  • La gouvernance est améliorée et les services économiques aux membres renforcent le sentiment d’appartenance et le pouvoir d’attraction des organisations.
  • Ces services professionnels sont reconnus à l’échelle nationale.
  • Le service collectif de la FPA ayant bénéficié d’un fonds d’appui de 25 000 $ a généré 222 583 $ depuis son implantation en 2006, soit 890 % de la somme investie initialement.
  • Les unions produisant des semences certifiées sont passées de 2 à 8.
  • 8 350 des 9 000 membres de la FPA ont maintenant accès, au moment opportun et à un meilleur prix, à des semences certifiées.
  • À l’UGPM, un service de production de semences certifiées d’arachides et de mil est développé.
  • En 2014, ce sont 2 500 kg de semences de qualité distribuées aux membres.

Égalité des genres

  • La moyenne de participation des femmes dans les différents programmes est de 46 %.
  • Modification importante des textes de la FPA lors de l’assemblée générale (AG) de 2008. Depuis, 30 % des délégués de chaque union à l’AG sont des femmes et 25 % siègent au conseil d’administration.
  • Grâce aux formations, les femmes s’affirment non seulement verbalement dans différentes instances, mais aussi économiquement à travers des activités de commercialisation.

Même s’il n’y a plus d’appui apporté par UPA DI dans les groupements villageois au terme du cycle de trois ans, le développement se poursuit et les fonds fructifient au même titre que les activités des exploitations familiales. Le tout repose sur une appropriation des savoirs mis en application dans des projets concrets rendant possible un changement dans la vie des paysans.

L’impact ultime du programme LSGT au Sénégal est, sans contredit, de permettre aux paysannes et aux paysans engagés au sein de leurs organisations d’exercer pleinement leur profession et, ainsi, d’accomplir leur mission la plus noble : contribuer à la sécurité alimentaire de leur famille, leur village et leur pays.

Partenaires d’intervention

AgriCord

Fonds international pour le développement agricole (FIDA)

Financement

Affaires mondiales Canada (anciennement l’Agence canadienne de développement international et le Ministère des Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada)

UPA DI et ses membres

Ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF)

Union Européenne, à travers AgriCord

Fonds Solidarité Sud

Axes d’intervention

Développement des organisations professionnelles agricoles

Production agricole et environnement

Commercialisation collective des produits agricoles et autres services aux membres

[1] Taux de change moyen : 1 $ CAN = 450 FCFA

Album photos